Any d'Avray est une marque du groupe Aderans

Interview du Prix Spécial "Bien-être en Oncogériatrie"

1ère ligne du bas de gauche à droite : Marguerite ROS (as), Brigitte CAYLA (as), Virginie DARTIGUES (as), Marie France MARC (as), Déborah GILQUIN (ide) et porteuse du projet, Amandine LASSAIGNE (as), Christelle HERNADEZ (ide) et Elise LEMAITRE (cadre de sante ) Dernière ligne de gauche à droite : Emilie BLAQUIERES (ide), Alexa TURZI (ide) , Coralie ROUQUET (ide), Alexandrine TRANIER (ide), Frederick CETTOLO (as), Sylvie MOUYEN (as), Omar CISSE (as) et Mina BENTIEZ (as)

Notes : as = aide soignant / ide = infirmier

Déborah GILQUIN, Infirmière, Service Oncogériatrie, Gérontopole de Toulouse (31)

Votre projet concerne principalement un public de Séniors. Y a-t-il des spécificités liées à ces patients âgés ?

L’approche vers ces patients est différente. Le vécu et les capacités de compréhension ne sont pas les mêmes que ceux d’un patient plus jeune. La personne âgée peut avoir également une fragilité particulière, qu’elle soit physique, psychique, morale, etc. Tous ces éléments sont donc à prendre particulièrement en compte dans la prise en charge.

Comment ce projet prévoit-il de leur apporter du "Bien-être" ?

Notre projet est basé sur la relaxation du patient. Pour cela, nous proposerons des massages à base d’arnica, d’huiles essentielles et également des brumisateurs. Nous mettrons à disposition des patients des baladeurs pour écouter de la musique douce. Des techniques de respiration seront également dispensées. Lorsqu’une personne de 70 ans et plus est hospitalisée, tout va très vite et même souvent trop vite pour elle. Elle se retrouve entourée de beaucoup de personnes alors qu’elle est parfois habituée à peu de contacts. Les différents outils de relaxation pourront permettre de diminuer le stress et de « s’évader moralement ». De plus, la personne âgée peut appréhender avec une certaine angoisse les contacts des soignants de peur d'avoir mal. Les massages peuvent alors lui permettre de se réapproprier son corps. Grâce à ces dispositifs pour se relaxer, le vécu de l’hospitalisation sera plus positif et permettra à la personne âgée de poursuivre dans les meilleures conditions ses soins.

Quels sont les moyens qui seront utilisés pour recueillir leur satisfaction ? Avez-vous prévu d’ajuster vos actions si nécessaire ?

Un questionnaire sera mis en place pour connaître les retours des personnes qui auront bénéficié de nos services. Avant cela, dès les consultations d’annonce nous ferons une présentation des différentes possibilités de relaxation. Tous les 6 mois, nous analyserons les questionnaires et réajusterons les moyens selon les appréciations des patients.

Le projet compte actuellement deux référentes. Comment souhaitez-vous renforcer cette dynamique au sein de votre service ?

Toute notre équipe pluridisciplinaire dans le Service d’Oncogériatrie est déjà sensibilisée aux techniques de relaxation. Ma collègue et moi assureront prochainement la formation à l’utilisation du matériel. A terme, nous souhaiterions que l’ensemble des professionnels impliqués dès la consultation d’annonce relaient de façon « naturelle » notre projet. Pour cela il faudra également les sensibiliser.

Que représente ce prix finalement pour vous ?

Outre l’aspect financier, qui est important, le prix décerné va contribuer à la mise en place de moyens pour soulager la personne âgée hospitalisée et lui permettre d’appréhender au mieux son traitement. Et cela est primordial pour nous.

Connaissiez-vous la marque Any d’Avray avant de vous inscrire au Prix ?

Nous connaissions la marque par son magasin sur Toulouse.

Comment avez-vous connu le Prix Infirmier ?

Une collègue infirmière m’en a parlé à quelques jours de la date de clôture des candidatures. J’ai regardé sur internet pour compléter mes informations et j’ai lancé le projet. Tout s’est fait donc très rapidement .Je ne pensais pas que tout cela allait prendre autant d’ampleur.

La marque « Any d’Avray » associée au Prix infirmier, cela représente quoi pour vous ?

« Any d’Avray » fait, pour moi, partie de la grande famille de la Santé. J’ai ressenti une certaine fierté d’en faire partie par le prix qui nous a été décerné. Cette association de la marque au Prix m’a touché car cela prouve qu’il n’y a pas que les professionnels de santé qui s’occupent du bien être des patients en Oncogériatrie. La marque redonne l’estime de soi aux patients qui en ont besoin. Cette démarche d’Humanité correspond tout à fait à celle que nous avons au quotidien dans notre service.

Propos recueillis par Laure Duméreau.

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